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Notre projet 

2026-2027-2028



 

Un nouveau projet


En 2025, l'équipe bénévole s'est engagée dans une profonde réflexion collective pour faire évoluer le projet associatif, avec l'ambition d'en renforcer la pertinence et l'impact. Ce travail a permis d'amorcer une transformation philosophique de la Ferme du Petit Poucet, faisant naître un nouveau rêve partagé : devenir un véritable Refuge du Vivant, réunissant faune, flore et humanité.

Un refuge fondé sur la réciprocité entre ces trois formes de vie. Un refuge où l'on réapprend à prendre soin : de soi, de l'autre, du collectif et des liens qui nous unissent, nous les vivants. Un refuge où l'entraide se pratique au-delà des frontières humaines, entre chaque membre du vivant. Un refuge où régénérer un sol, être au contact d'un animal ou contempler ensemble une floraison deviennent des gestes qui invitent à ralentir, à se reconnecter et à tisser du lien.


Faire cohabiter des vies - c’est croire que le vivant, sous toutes ses formes, mérite d’être célébré, compris, partagé.

Alain Reynaud alias Félix Tampon

Directeur-artiste du PNC la Cascade, cofondateur des Nouveaux Nez & Cie






Nos 3 axes

Un Refuge Animal

De la ferme pédagogique au refuge animalier

Dans une ferme pédagogique traditionnelle, les animaux servent d'outils éducatifs. Au Refuge Animalier, ils retrouvent leur statut de sujets de leur propre existence, cohabitants légitimes d'un espace partagé. Comme l'écrit Baptiste Morizot : « Les animaux sont les cohabitants de la Terre avec qui nous partageons une ascendance, l'énigme d'être vivant, et la responsabilité de cohabiter décemment. »

Cette ambition éthique s'appuie sur une rigueur professionnelle renforcée : respect scrupuleux du cadre réglementaire (Code rural, normes sanitaires, contrôles vétérinaires), partenariat avec le CNRS, et adoption d'une Charte éthique du bien-être des Vivants qui guide nos pratiques au quotidien.

Cette transformation est un processus progressif, fait d'expérimentations et d'ajustements, porté par la sincérité de l'intention. Le refuge n'est pas un idéal lointain mais une direction claire qui inspire et transforme tous ceux qui s'en approchent.

Un Refuge Végétal

Le Refuge Végétal, une fondation de l'écosystème

Le Refuge Végétal rompt avec la vision utilitariste des plantes. Ici, le végétal retrouve sa valeur intrinsèque : il structure les sols, crée les microclimats, nourrit la chaîne alimentaire et offre abris à la faune. Sans végétal diversifié et en santé, il ne peut y avoir de refuge viable.

Notre démarche :

  • Laisser respirer : 20-30% de la surface en zones de non-intervention où la nature opère librement
  • Régénérer les sols : arrêt du labour, couverture permanente, enrichissement en matière organique
  • Diversifier : architecture végétale en sept strates (canopée, arbustes, herbacées, couvre-sol, grimpantes...) privilégiant espèces locales, mellifères et médicinales
  • Créer des infrastructures écologiques : mares, haies champêtres, corridors, bois mort, pierriers

L'ensemble garantit une accessibilité universelle (chemins PMR, signalétique adaptée) et respecte la conformité ERP. Ces contraintes deviennent des opportunités éthiques : le respect du vivant relève d'un professionnalisme exigeant.

Un Refuge Humaniste

Le Refuge Humain pour accueillir les populations

Nos sociétés modernes produisent massivement des humains fragilisés : épuisement, solitudes, perte de sens, déconnexion sensorielle, anxiété climatique. Le Refuge Humain offre un espace où ces fragilités sont accueillies sans jugement, non comme des défauts à corriger mais comme des signaux à écouter. Un lieu pour ralentir, respirer, reconnecter son corps et ses sens au réel.

Des temps longs, pas des visites : Le refuge propose des immersions, des participations régulières avec des acteurs du territoire. Pas d'ateliers descendants, mais des moments de faire ensemble où l'on apprend par l'expérience et la transmission entre pairs. Une communauté temporaire en renouvellement constant : certains viennent quelques jours, d'autres reviennent régulièrement, tous contribuent à faire vivre le refuge comme l'écrit Ray Oldenburg :  «  Le lieu ne nécessite ni silence religieux, ni code vestimentaire, ni posture savante. »

Les visiteurs ne sont ni un "public" ni une "clientèle", mais des co-habitants temporaires, aussi essentiels au lieu que les animaux, les végétaux et la terre.

Notre Refuge du Vivant est membre de : 


Pour notre refuge des animaux

Pour notre refuge des animaux

Pour notre refuge des végétaux

Pour notre refuge des végétaux